Le syndrome de Poland touche une naissance sur 30 000, soit environ vingt naissances par an en France.

Il touche deux fois plus souvent des garçons que des filles.
Le syndrome de Poland peut être sous formes très variables.
Plus fréquemment, il est traduit par l’absence du grand pectoral, ce muscle situé sur la poitrine qui permet de réaliser les mouvements de l’épaule.
Ce phénomène peut influer sur le diaphragme, les intestins et les côtes. Le cœur est parfois repoussé du côté droit.
Un autre signe se situe au niveau de la main, qui est trop courte, du à un développement insuffisant. Il y a également diverses anomalies des doigts : les syndactylies, qui correspondent à l’accolement de deux ou plusieurs doigts.
Le bras est souvent plus fin et plus court car les trois os qui le constituent peuvent être touchés.
Le syndrome de Poland se manifeste également par une agénésie des faisceaux inférieurs du muscle grand pectoral avec agénésie mammaire. Il peut s’agir également de seins tubéreux dont les bases sont rétrécies.

L’origine du syndrome de Poland :

Ce mal congénital est lié à un développement anormal de l’embryon pendant la grossesse.
Une hypothèse est celle du développement d’une anomalie lors de la formation des artères sous-clavières.
En effet, le transport du sang passant par ces vaisseaux serait interrompu vers le 46e jour de la grossesse.

Pourquoi ? On ne le sait toujours pas.